C'est certainement la fin d'un calvaire pour Al Gore. L'ancien vice-président américain était visé par des poursuites pour abus sexuels suite à des accusations de 2006, mais elles ont été abandonnées, a annoncé mercredi la justice américaine. En effet, la victime présumée, une masseuse d'un hôtel de Portland, a refusée d'être interrogée par la police.
Michael Schrunk, le procureur du comté de Multnomah dans l'Oregon (nord-ouest) a confirmé dans un communiqué qu'Al Gore avait été accusé de «relation sexuelle non désirée» fin 2006 et début 2007. «On nous a dit que la femme ne souhaitait pas être interrogée par la police de Portland et qu'elle ne voulait pas que l'enquête se poursuive», affirme-t-il dans un communiqué. Il a également précisé que la police de Portland avait mené une enquête sur l'incident en 2009.
«Si la plaignante et la police de Portland veulent s'engager plus avant dans d'éventuelles poursuites, une enquête complémentaire devra être menée», a ajouté le procureur. Al Gore n'a pas réagi officiellement. L'homme politique, lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007, a confirmé début juin, à la surprise générale, qu'il se séparait de sa femme Tipper après 40 ans de vie commune.