Une première facture de 69 millions de dollars pour BP

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Publié le 3 juin 2010.

MAREE NOIRE - Et un espoir de succès pour colmater la fuite...

Les espoirs qu'une énième tentative de BP pour récupérer le pétrole qui fuit depuis six semaines dans le golfe du Mexique soit enfin un succès étaient ravivés jeudi, tandis que le gouvernement américain a présenté une première facture au groupe pétrolier britannique.

Le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a indiqué que l'administration allait présenter jeudi une première facture de 69 millions de dollars à BP «pour rembourser les contribuables» conformément à la loi américaine pollueur-payeur. Le groupe, auquel la marée noire a déjà coûté 1 milliard de dollars, est allé jusqu'ici d'échec en échec pour stopper l'écoulement de brut depuis le 22 avril, mais a réussi jeudi à sectionner le conduit à l'origine de la fuite.

Cette opération délicate réalisée à 1.500 mètres de profondeur à l'aide de pinces coupantes actionnées par des robots devrait permettre de poser un entonnoir censé récupérer le brut qui s'écoule et le transférer à bord d'un navire en surface. Le patron de BP, Tony Hayward, a indiqué jeudi que le groupe pourrait savoir «d'ici 12 à 24 heures» si l'opération est un succès, notant qu'il y avait «toujours un risque».

Puits de secours d’ici la mi-août

BP compte ensuite sur la construction de deux puits de secours qui devraient être opérationnels à la mi-août, pour stopper définitivement la marée noire. Signe de la gravité de la situation, 45 jours après le début de la pire marée noire de l'histoire américaine, la Maison Blanche a annoncé que le président Barack Obama retournerait vendredi en Louisiane (sud), pour sa troisième visite dans la région depuis la catastrophe.

La nappe n'est qu'à une dizaine de kilomètres de la Floride, où son arrivée sur les plages très fréquentées par les touristes est attendue de façon imminente, et risque de provoquer des dommages économiques considérables, alors que le pétrole a déjà lourdement touché la Louisiane, et dans une moindre mesure l'Alabama et le Mississippi.

Pas préparé

BP continuait son offensive pour défendre son image de plus en plus écornée, s'offrant pour la deuxième journée consécutive des pleines pages de publicité dans les grands quotidiens américains. Le groupe a vu ses actions plonger et sa note a été abaissée par les agences de notation.

Son directeur général a admis jeudi que BP n'était pas préparé à un tel problème survenant en haute mer. «Ce qui est incontestable est que nous n'avions pas les instruments qu'il aurait fallu dans notre trousse à outils», a dit Tony Hayward, reconnaissant «qu'on était parfaitement fondé à faire des critiques à la compagnie» sur son manque de préparation à une telle fuite.

A ce sujet, les groupes anti-BP continuaient de foisonner jeudi sur internet, l'un d'entre eux réunissant plus de 300.000 personnes sur Facebook, et appelant à un boycott international du pétrolier.

Avec agence
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