B.D. et C.C. avec agence

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  • En détention. Quatre cent quatre-vingt passagers, qui étaient à bord de la flottille pour Gaza de militants pro-palestiniens attaquée par la marine israélienne lundi matin, sont détenus ce mardi en Israël. Quarante-huit autres sont en voie d'expulsion, a annoncé la radio publique israélienne.

    Les 480 détenus sont regroupés dans une prison d'Ashdod dans le sud d'Israël tandis que 48 autres ont été conduits vers l'aéroport international Ben Gurion pour être expulsés vers leur pays d'origine. Par ailleurs, 45 autres passagers, pour la plupart d'origine turque, étaient hospitalisés dans différents établissements. Six soldats israéliens blessés au cours de l'opération étaient également hospitalisés, a ajouté la radio.

    Poursuites judiciaires au cas par cas

    Les passagers détenus vont être interrogés dans la journée et les autorités décideront au cas par cas ceux qui seront libérés et ceux contre lesquels des poursuites judiciaires vont être engagées. Parmi les détenus figure Kamal Khatib, président du Haut comité de suivi des Arabes israéliens, qui a appelé mardi à une journée de grève et de manifestations en Israël. Un des chefs islamistes arabes israéliens, Raëd Salah, dirigeant de l'aile radicale du Mouvement islamique en Israël, qui se trouvait à bord du convoi, est pour sa part détenu dans un commissariat de police d'Ashdod.

    Par ailleurs, la police israélienne était mardi en état d'alerte pour faire face à «d'éventuels désordres» parmi les Arabes israéliens.

    L'ONU piétine

    En parallèle, les discussions s'éternisent à l'ONU sur les termes d'une déclaration sur l'abordage sanglant. Une séance-marathon du Conseil de sécurité, commencée lundi peu après 17h GMT (19h, heure française), était toujours en cours à 4h GMT (6h, heure française) ce mardi. Selon des diplomates, un désaccord entre la Turquie, rédactrice du projet de texte, et les Etats-Unis, traditionnels protecteurs d'Israël à l'ONU, empêchait l'adoption de cette déclaration qui vise à appeler au lancement d'une enquête sur les circonstances de l'assaut.

    Les négociations sur le texte ont fait suite à un débat public au Conseil, lors duquel Israël a été mis sur la sellette, la majorité des Etats appelant à une enquête internationale et à la levée du blocus de la bande de Gaza. Le raid israélien contre la flottille a suscité un tollé international, de nombreux pays l'ayant jugé «disproportionné» et ayant convoqué les ambassadeurs de l'Etat hébreu.

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