Crise de la zone euro: l'UE cherche une solution en urgence pour rassurer les marchés

ECONOMIE Les ministres des Finances des 27 sont réunis ce dimanche...

Avec agence

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La République tchèque a pris mercredi à minuit heure locale (23H00 GMT) la succession de la France à la présidence semestrielle de l'Union européenne (UE), marquée à Prague par l'illumination du métronome géant qui surplombe le centre ville.

La République tchèque a pris mercredi à minuit heure locale (23H00 GMT) la succession de la France à la présidence semestrielle de l'Union européenne (UE), marquée à Prague par l'illumination du métronome géant qui surplombe le centre ville. — Gérard Cerles AFP/Archives

Rassurer les marchés à l'ouverture lundi matin et stopper la contagion de la crise. C'était l'objectif impératif des ministres des Finances de l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne réunis à Bruxelles ce dimanche.

Les grands argentiers européens examinaient notamment une proposition allemande, qui prévoit mise sur pied d'un vaste plan d'aide financier pouvant être utilisé pour les pays de la zone euro, d'un montant total de 500 milliards d'euros et impliquant le FMI.

Un plan d'aide sans précédent

Il s'agirait par son ampleur et s'il fait l'objet d'un accord, d'un plan d'aide sans précédent dans l'histoire. Le plan comprendrait les 60 milliards d'euros de prêts octroyés par la Commission européenne, dont il était question ces derniers jours, ainsi que 440 milliards qu'apporteraient si nécessaire les pays de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus à 18h ce dimanche et ont constaté leur accord complet sur les mesures qui seront annoncées». A 22h, aucun accord n'avait toutefois encore été arraché.

La Grande-Bretagne réticente

Pour mettre en place un Fonds de soutien aux pays de la zone euro, il est nécessaire d'obtenir l'approbation d'une majorité suffisante des ministres des Finances de l'ensemble de l'Union européenne, car il ferait appel à un outil communautaire, concernant donc les 27 pays.

Or, la Grande-Bretagne, qui ne fait pas partie de la zone euro, a signifié qu'elle n'apporterait pas sa garantie pour des pays utilisant la monnaie unique, même si elle est disposée à une extension générale des possibilités de prêts de l'UE. 


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