Silvio Berlusconi est attendu ce vendredi après-midi à l’Elysée. Comme chaque année, le chef du gouvernement italien et le chef de l’Etat français se rencontrent à l’occasion du sommet entre leur deux pays. L’occasion de renforcer l'amitié historique qui lie les deux pays, mais aussi de pacifier les dossiers qui fâchent.
Au menu de ce 28e Sommet intergouvernemental, selon le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini: l'énergie, la défense, l'immigration, la sécurité européenne, le Moyen-Orient et le nucléaire iranien. Quelque 20 accords de coopération devraient être signés ce vendredi.
Le sommet a en effet marqué la concrétisation de la coopération sur l'énergie nucléaire civile, avec le renforcement de l'alliance entre EDF et Enel. L'électricien EDF et son rival italien Enel ont signé un accord de partenariat avec le fabricant de turbines Ansaldo pour développer l'énergie nucléaire en Italie. Ce partenariat, dont la durée est de cinq ans, prévoit une coopération entre les trois entreprises «pour le développement et la construction de 4 réacteurs nucléaires de technologie EPR qu'EDF et Enel prévoient de construire en Italie».
Une plus grande coopération en matière militaire, avec l’annonce de plusieurs projets communs, dont une brigade franco-italienne de plusieurs milliers de soldats spécialisés dans le combat en zone de montagne.
Parmi ces accords de coopération, la délicate question ferroviaire devrait également être réglée. Au terme de longs mois de pourparlers, l’entreprise transalpine Trenitalia devrait être autorisée à faire rouler ses TGV dans l'Hexagone, grâce à un partenariat avec Veolia Transport.