Régionales: La coalition de Berlusconi dérobe quatre régions à la gauche

53 contributions
Publié le 30 mars 2010.

ITALIE - Résultats surprises, sous fond d'abstention et de forte poussée de la Ligue du nord...

Ne pas enterrer le Cavaliere. Déjouant les pronostics négatifs, la coalition de droite de Silvio Berlusconi a remporté 6 des 13 régions en jeu dimanche et lundi, dont 4 qui étaient tenues par la gauche, notamment les cruciales de Rome et Turin.

Le camp Berlusconi a crié victoire alors qu'à la veille du scrutin, il pariait au mieux sur le gain de deux régions (Calabre, Campanie).

Participation en baisse

Le porte-parole du gouvernement Paolo Bonaiuti a qualifié de «succès» ces performances pour des élections de mi-mandat qui sont d'habitude l'occasion de donner un avertissement au gouvernement en place. Il s'est réjoui sur la chaîne d'information en continu Sky TG24, que «les Italiens aient décidé au contraire de le récompenser dans un moment de crise».

La participation a été très basse au regard de l'affluence habituelle en Italie, à 64,2% –en baisse de 8 points par rapport à 2005 et le plus faible score depuis 15 ans pour ce type de scrutin. Cela montre que «la classe politique ne donne pas de réponses aux difficultés économiques provoquées par la crise», a estimé Paolo Gentiloni du Parti démocrate (gauche).

Symbole de cette grogne, à Bocchigliero, un petit village de Calabre, seulement 2,85% des électeurs ont voté pour protester contre «un Etat qui les a abandonnés». Autre signe de mécontentement: la liste du comique Beppe Grillo a recueilli près de 7% des voix dans la région traditionnellement à gauche d'Emilie-Romagne.

Merci la Ligue du nord

Selon les estimations, la coalition de Berlusconi a bénéficié d'une aide majeure de la Ligue du nord: en Vénétie, son candidat Luca Zaïa a remporté le scrutin haut la main et dans le Piémont, région ouvrière siège de Fiat, Roberto Cota a de justesse supplanté la présidente sortante de gauche Mercedes Bresso.

Commentant l'avancée de son parti dans ces deux régions, le chef du parti populiste, Umberto Bossi, a lancé: «La gauche est KO, elle a perdu toutes les voix qu'elle avait. Dans le nord, les ouvriers ne votent plus à gauche».

>>Il n'y a pas que les élections dans la vie de Berlusconi, il y a les femmes aussi. Retrouvez notre diaporama en cliquant ici

La Ligue fera payer cher à Berlusconi ses victoires dans le Piémont et en Vénétie, en réclamant probablement un ministère de plus et la mairie de Milan, selon le politologue Marc Lazar.

Dans la symbolique région de Rome, la syndicaliste de droite Renata Polverini est sortie gagnante d'un duel très serré avec l'ex-commissaire européenne de gauche Emma Bonino, une victoire célébrée dans les rues de la capitale par des klaxons et un rassemblement Piazza Del Popolo.

Il y a trois mois, surfant sur un regain de popularité après l'agression de Silvio Berlusconi à Milan par un déséquilibre, la majorité au pouvoir pensait remporter jusqu'à 9 régions sur les 13.

Mais le PDL (Peuple de la liberté) de Berlusconi avait dû revoir ses ambitions à la baisse après des scandales de corruption impliquant ses élus et un «cafouillage» dans le dépôt de ses listes à Milan et Rome.


P.B. avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr