Nicolas Sarkozy n’a pas de temps à perdre. Interrogé, ce vendredi, lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre britannique Gordon Brown sur des «rumeurs» sur sa vie privée, le président français a répondu au journaliste qui lui posait la question: «Vous devez ignorer l'emploi du temps très chargé» d'un président de la République. «Je n'ai pas une seconde, même une demi-seconde, à perdre avec ces élucubrations», a-t-il ajouté.
«Pas des méthodes»
Autre sujet attendu, Nicolas Sarkozy a dénoncé la manière dont a été géré aux Etats-Unis l'appel d'offres sur des avions ravitailleurs, dont l'européen EADS a dû se retirer, estimant que ce n'étaient «pas des méthodes».
«J'avoue que je n'ai apprécié cette décision», a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse tenue lors d'une brève visite à Londres. «C'est pas des méthodes. Ce sont des méthodes qui ne sont pas bonnes pour les partenaires des Etats-Unis et pour les Etats-Unis (...) une grande nation avec laquelle nous sommes proches et amis».
L'appel d'offres pour la fourniture de 179 avions ravitailleurs à l'armée américaine, évalué à 35 milliards de dollars, avait été attribué une première fois à Boeing en 2003, puis une deuxième fois à Airbus (EADS) et Northrop Grumman en 2008 et à chaque fois annulé.
Airbus a dû renoncer à participer à l'appel d'offres après le retrait de son allié américain Northrop Grumman. Ce retrait laisse l'Américain Boeing seul en course pour ce contrat.
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