Pas question de se serrer la ceinture. Les Grecs ont manifesté hier par milliers dans les rues d'Athènes et de Salonique pour contester les mesures d'austérité décidées par le gouvernement socialiste, sous la pression de l'Union européenne. Celle-ci a placé la Grèce, dans la tourmente financière, sous tutelle. Alors qu'une hausse de la TVA de 19 % à 21 % et la suppression d'une partie du 14e mois dans la fonction publique étaient votées, les manifestants scandaient « L'Europe doit changer ou elle sombrera », et « Guerre aux capitalistes, c'est la réponse des ouvriers ».
Outre les manifestations, émaillées de violences, une grève générale paralysait le pays, après les mouvements organisés le 24 février et le 5 mars. Aucun mode de transport n'a fonctionné - à l'exception de la ligne de métro athénienne permettant de se rendre aux manifestations. Ecoles et administrations sont restées fermées, grandes entreprises et banques tournaient au ralenti, tandis que les journaux télévisés n'étaient pas assurés. Selon la Confédération générale des travailleurs grecs, « la participation des travailleurs à la grève a approché les 90 %, des milliers de travailleurs de tous les secteurs ont manifesté et protesté contre les mesures économiques et la politique sociale injuste ». W