Les Suisses ont rejeté hier par référendum l'obligation pour chaque canton de se doter d'un avocat chargé de défendre les animaux maltraités devant les tribunaux. Le non l'a finalement emporté avec 70,5% des voix, contre 29,5% de oui, au terme d'une campagne très émotionnelle. L'initiative avait été lancée par la Protection suisse des animaux, qui souhaitait généraliser à toute la confédération le poste d'avocat pour animaux, une fonction créée en 1992 dans le canton de Zurich (Nord).
En Suisse, l'animal bénéficie déjà d'une des lois les plus protectrices au monde. Cette dernière stipule par exemple que les propriétaires de poissons rouges ne peuvent les jeter vivants dans les toilettes ou que les animaux dits «sociaux» comme les hamsters ne doivent pas vivre seuls. En cas de mauvais traitements, la peine maximale est de trois ans de prison et 13.600 euros d'amende. En 2008, la moyenne des amendes atteignait 300 euros.