Chili: Ban Ki-Moon va s'y rendre deux jours à l'invitation du gouvernement

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Publié le 4 mars 2010.

SEISME - Mercredi, une alerte au tsunami a semé un vent de panique dans la population, mais a été annulée une demi-heure après...

DERNIERE INFO: Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, quittera New York ce jeudi soir pour une visite de deux jours à l'invitation du gouvernement chilien

La reconstruction du Chili prendra au moins «trois ou quatre ans» et devra être financée par des crédits à l'international, a annoncé ce jeudi la présidente Michelle Bachelet.

Le coût des dégâts pourrait atteindre entre 15 et 30 milliards de dollars, selon les calculs de la société américaine EQECAT, spécialisée dans la modélisation du risque. Cela signifie qu'environ 10% du produit intérieur brut annuel du pays partirait en fumée.

Un effet sur le PIB peu important

Cependant, «du fait de la force de l'économie préalablement au séisme», et du fait que le séisme a touché surtout «des zones de production du Nord et du Centre» du pays, son «effet sur le PIB pourrait ne pas être très important», a indiqué Caroline Atkinson, directrice des relations extérieures du Fonds monétaire international (FMI).

«Le gros effet» de la catastrophe «est son coût humanitaire et social immédiat», a ajouté Caroline Atkinson.

Nouvelles répliques dans la nuit de mercredi à jeudi

Le pays a encore été secoué, dans la nuit de mercredi à jeudi, par des répliques sismiques qui ont provoqué une brève alerte au tsunami. Ces répliques interviennent 5 jours après le séisme suivi d'un raz-de-marée, qui ont fait plus de 800 morts.

Deux répliques de magnitude 5,9 et 6 ont secoué le littoral, créant un vent de panique dans une chaîne de stations balnéaires du littoral. Les habitants, alertés par sirènes et haut-parleurs, se sont mis à courir, pris de panique, pour chercher refuge sur les hauteurs. L'alerte a été levée après moins d'une demi-heure. Dans la capitale Santiago, relativement épargnée par le séisme (38 morts), deux fortes répliques ont été ressenties dans la soirée.

8.100 tonnes d'aliments et de produits de première nécessité déjà distribuées

Cependant, l'aide continue d'être acheminée vers les régions sinistrées, alors que 8 agglomérations dans le centre-sud du pays, ont passé une nouvelle nuit sous couvre-feu. Des milliers de personnes y ont encore dormi dehors, leurs habitations parmi le demi-million détruites.

Plus de 8.100 tonnes d'aliments et de produits de première nécessité ont été distribuées a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur Patricio Rosende lors d'un bilan mercredi soir. Deux cent mille rations alimentaires chaudes ont été livrées. Quelque 900 tonnes supplémentaires devaient y arriver jeudi par voie aérienne et maritime principalement, en raison de nombreux axes routiers coupés.

Recherche des disparus

Dans les zones isolées au lendemain du séisme, l'aide parvenait aussi. A Constitucion, «7.000 rations sont arrivées mardi, mercredi 14.000 et à partir de jeudi j'espère 20.000 par jour», déclarait Laura Albornoz, une ex-ministre de la Femme qui coordonnait l'aide. Ailleurs des supermarchés ont ouvert toujours sous surveillance militaire.

Dans les stations balnéaires dévastées du littoral, la recherche de centaines de disparus se poursuit avec une odeur de cadavre omniprésente, confirmant que le tsunami de samedi a tué beaucoup plus que le tremblement de terre de magnitude 8,8. A la morgue de Constitucion, une liste faisait état de 78 morts, un bilan s'alourdissant chaque heure. Un responsable de la municipalité a évoqué au moins 300 disparus dans le secteur.

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