Hier, le Chili a officiellement demandé l'« assistance internationale ». Le pays, touché samedi par un séisme de magnitude 8,8 sur l'échelle de Richter, a dû se rendre à l'évidence face à l'étendue des dégâts. A Concepcion, la deuxième ville du pays et parmi les plus touchées, l'armée se montrait ostensiblement dans les rues pour faire respecter le couvre-feu nocturne et éviter les pillages de supermarchés par une population désespérée, qui a passé sa deuxième nuit dehors. Au moins 160 personnes ont été interpellées et une personne a été tuée par balles. Le bilan s'est alourdi à 711 morts dans la nuit, selon le Bureau national des urgences (Onemi) dépendant du ministère de l'Intérieur. En tout, près de deux millions de personnes, un Chilien sur huit, ont été affectés par le tremblement de terre, un des plus violents des cent dernières années. Le coût des dégâts du séisme pourrait atteindre 15 à 30 milliards de dollars, selon la société américaine Eqecat, spécialisée dans la modélisation du risque. W