Le journal a conclu un accord avec 8 organisations, représentant selon elles près de 95.000 descendants du Prophète dans 8 pays (Egypte, Libye, Qatar, Jordanie, Arabie saoudite, Liban, territoires palestiniens, Australie), où il dit regretter d'avoir blessé la foi des musulmans. Cet accord stipule néanmoins que le quotidien ne renonce pas au droit de publier à nouveau ces caricatures, souligne Politiken.
Critiques
Le rédacteur en chef du quotidien de centre-gauche s'est «félicité» du compromis obtenu. «Nous déplorons l'offense faite aux musulmans même si ce n'était pas notre intention», a déclaré Toeger Seindenfaden.
Ce compromis a cependant suscité une vive condamnation d'une grande partie du milieu politique danois, qui accuse Politiken d'avoir cédé et sacrifié la liberté d'expression, considérée comme la pierre angulaire de la démocratie danoise.
Silence
Il a été dénoncé par d'autres grands quotidiens danois, comme Jyllands-Posten et Berlingske Tidende, qui ont affirmé par ailleurs qu'ils ne republieront pas les caricatures. Le Premier ministre danois, Lars Loekke Rasmussen, a pour sa part refusé de «s'immiscer dans les dispositions» de Politiken, au nom de «la liberté d'expression et de la presse et du respect des décisions rédactionnelles des médias».
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