L’Italie risque de connaître une catastrophe écologique sans précédent, après un acte de malveillance dans une ancienne raffinerie, à Villasanta, près de Monza: mardi matin, les vannes du dépôt ont été ouvertes par quelqu'un qui connaissait visiblement les lieux. Une nappe de pétrole menace désormais le Pô, le plus grand fleuve d'Italie.
Les raffineries arrêtées en France sont elles aussi proches de cours d’eau (Seine, Garonne, Rhin…). Elles ont pour la plupart été converties en dépôts de produits pétroliers. Alors, une telle catastrophe serait-elle possible sur notre territoire? Non, si l’on en croit Yves Le Goff, directeur de la communication de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).
«Arsenal de mesures de protection»
«En France, tout est fait pour qu’une telle chose ne puisse pas se produire», explique-t-il à 20minutes.fr. Ainsi, il précise que «des installations sont mises en place pour récupérer d’éventuelles fuites», comme des bassins de rétention, des mesures de protection dans et autour des bacs (double fond, cuvettes de rétention, détecteurs de fuite). «Rien n’est jamais impossible, mais ce serait vraiment très étonnant qu’une telle chose arrive», conclut-il.
Même son de cloche du côté d’un industriel du secteur qui a souhaité garder l’anonymat. «Évidemment, un accident peut toujours arriver, mais il y a un arsenal de mesures de protection pour prévenir le risque au maximum.» Ces dispositions sont exigées par les pouvoirs publics, qui tiennent l’industriel pour responsable en cas d’accident, même lorsque le site est fermé. Du coup, «ces sites sont surveillés en permanence, par des systèmes de sécurité, des caméras infrarouges…, sans compter la présence humaine.»