Trois passeports français qui auraient été utilisés par le commando suspecté de l'assassinat d'un cadre du Hamas à Dubaï «apparaissent manifestement falsifiés» et «il y aurait eu usurpation d'identité de citoyens français», a déclaré jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
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La police de Dubaï avait annoncé mercredi que 15 nouveaux suspects étaient recherchés dans le cadre de cet assassinat du dirigeant du Hamas, s'ajoutant à 11 premiers suspects, dont la liste avait été révélée à la mi-février. Mercredi, des copies des photographies des quinze nouvelles personnes avaient été publiées, telles que figurant sur ce que la police de Dubaï a présenté comme de vrais-faux passeports, dont trois sont des passeports français.
«Nous sommes en train de faire toutes les vérifications d'usage concernant les éléments qui ont été communiqués par les autorités émiriennes. Celles-ci n'ont toutefois pas à ce stade présenté de demande d'entraide judiciaire aux autorités françaises», a expliqué le porte-parole du Quai d'Orsay. «Les autorités judiciaires seront chargées de faire toute la lumière sur ces éléments lorsqu'elles seront saisies», a-t-il assuré.
L'utilisation de passeports falsifiés condamnée par les ministres des Affaires étrangères de l'UE
Un premier passeport français, au nom d'un certain Peter Elvinger et appartenant à la première liste signalée par la police de Dubaï, avait été déclarée par Paris comme un faux ne correspondant à aucune personne dûment répertoriée.
Lundi, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE avaient condamné «fermement l'utilisation de passeports falsifiés de pays membres de l'Union européenne et de cartes de crédits obtenus via le vol d'identités de citoyens européens» par le commando qui a assassiné un responsable du Hamas à Dubaï.
Dubaï est persuadé que le Mossad est responsable
Nicolas Sarkozy a pour sa part condamné «sans appel» cette «exécution» lors d'une conférence de presse commune avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Les chefs de la diplomatie européenne n'évoquaient pas dans leur communiqué la responsabilité d'Israël, alors que les autorités de Dubaï affirment être persuadées que l’assassinat est l'oeuvre du service secret de l'Etat hébreu, le Mossad.