La branche maghrébine d'Al-Qaida a libéré ce mardi l'otage français Pierre Camatte qu'elle séquestrait depuis près de trois mois au Mali, selon un négociateur malien, après la remise en liberté lundi d'islamistes qu'elle réclamait.
«Pierre a été libéré. Il se porte bien, c'est le plus important», a déclaré cette source malienne à l'AFP. La remise en liberté s'est faite dans le grand nord du Mali, dans la région de Kidal.
Nicolas Sarkozy s'est réjoui de cette libération ce mardi soir. Lors d'une conversation téléphonique le chef de l'Etat «a remercié chaleureusement le président (malien) Amadou Toumani Touré pour la gestion de cette crise et l'a assuré du soutien de la France dans la lutte contre le terrorisme», selon un communiqué de l'Elysée.
«Une question d'heures et de jours»
«C'est un premier signe après les demandes que la France a faites, j'espère que tout cela est une question d'heures et de jours», avait réagi ce mardi sur LCI le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet, espérant une libération dans la semaine.
Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient au total six Européens dans la zone désertique du nord du Mali, avait menacé de tuer Pierre Camatte avant le 20 février si elle n'obtenait pas la libération des quatre islamistes (deux Algériens, un Burkinabé et un Mauritanien).
La Mauritanie rappelle son ambassadeur à Bamako
Dès leur libération, lundi, les quatre hommes ont été acheminés vers le désert malien, où ils devaient être interrogés par des responsables d'Aqmi avant les tractations avec des négociateurs maliens visant à obtenir la libération du Français.
Mais le pouvoir mauritanien a officiellement rejeté et dénoncé la décision malienne de «remettre à une partie terroriste un Mauritanien réclamé par la justice mauritanienne». Le pays a même protesté en rappelant son ambassadeur à Bamako.
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