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L'UE ne va «pas laisser tomber» la Grèce face à ses difficultés budgétaires, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, tout en indiquant qu'Athènes devrait respecter les «règles» communes sur les déficits. Sur cette base, une déclaration va être adoptée.
La France et l'Allemagne ont indiqué être disposées à aider la Grèce pour empêcher tout risque de faillite et stabiliser la zone euro mais à condition qu'elle fasse plus d'efforts pour réduire son déficit public, a indiqué à l'AFP une source diplomatique européenne, à l'issue d'un entretien à huis-clos avec le Premier ministre grec, Georges Papandréou,le président de l'UE, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.
Un soutien sous conditions
En échange de leur soutien, Paris et Berlin souhaitent «des exigences bien supérieures à ce que la Commission européenne a annoncé» concernant la Grèce, a affirmé à l'AFP une source diplomatique, s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
La France et l'Allemagne souhaitent que la Grèce donne toutes «les garanties qu'elle respectera son objectif de réduire ses déficits de quatre points de PIB dès 2010», avait du reste indiqué dès mercredi soir une source diplomatique française.
«Préserver» la stabilité financière de la zone euro
Le président de la Commission européenne a plaidé en faveur d'un soutien «politique» à la Grèce. Celui-ci serait ensuite traduit en mesures concrètes en début de semaine prochaine par les ministres européens des Finances.
«Deux éléments»
A ses yeux, la solution doit contenir «deux éléments», a précisé la source.
«La Grèce doit être prête à faire tout ce qui est nécessaire, y compris à prendre des mesures supplémentaires, pour garantir que les objectifs de réduction de son déficit pour cette année seront atteints», a expliqué la source. Et dans ces conditions, «les pays membres de la zone euro devraient être prêts à préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble», a-t-elle ajouté.