L'Union européenne au chevet de la Grèce

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Publié le 11 février 2010.

ECONOMIE - Objectif: rassurer et éviter une contagion au reste du continent. Cependant, aucune aide financière concrète n'a été annoncée dans l'immédiat...

Dernière information: Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances de la zone euro, a exclu jeudi l'hypothèse d'une faillite de la Grèce, qui «ne doit pas être envisagée» aujourd'hui selon lui.

Les dirigeants européens, réunis jeudi à Bruxelles, n'ont pas annoncé dans l'immédiat d'aide financière concrète à la Grèce mais cette option reste à l'étude si la situation du pays s'aggrave.
Cependant, l
es pays de la zone euro prendront si nécessaire des mesures «déterminées et coordonnées» pour préserver leur stabilité financière, ébranlée par la crise grecque, a affirmé le président de l'Union Européenne, Herman van Rompuy. Ils ont promis leur solidarité pour empêcher tout risque de faillite et menacé d'adopter des mesures «déterminées» pour défendre la zone euro, mais sans annoncer aucune aide financière concrète dans l'immédiat.

Le président de l'Union européenne (UE), Herman van Rompuy, a annoncé ce jeudi qu'un accord avait été «conclu» pour aider la Grèce face à sa crise budgétaire, à l'occasion d'un sommet des dirigeants européens à Bruxelles. Il a indiqué que les pays de la zone euro prendront si nécessaire des mesures «déterminées et coordonnées» pour préserver leur stabilité financière, ébranlée par la crise grecque.

Dans le même temps, il a exhorté la Grèce à tout faire, y compris à prendre «des mesures supplémentaires», pour réduire son déficit de quatre points de pourcentage cette année, par rapport à 2009, où il avait dépassé 12%. Et il a indiqué que le gouvernement grec n'avait pas sollicité d'aides financières de la part de ses partenaires dans l'immédiat. «Le gouvernement grec n'a demandé aucun soutien financier», a-t-il dit.

Et il a indiqué que le gouvernement grec n'avait pas sollicité d'aides financières de la part de ses partenaires dans l'immédiat. Il s'exprimait devant la presse en ouverture d'un sommet des dirigeants des 27 pays de l'UE largement consacré à la situation en Grèce.

>> Toute la journée, 20minutes.fr va suivre les discussions à Bruxelles, cliquez ici pour rafraîchir

L'UE ne va «pas laisser tomber» la Grèce face à ses difficultés budgétaires, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, tout en indiquant qu'Athènes devrait respecter les «règles» communes sur les déficits. Sur cette base, une déclaration va être adoptée.

La France et l'Allemagne ont indiqué être disposées à aider la Grèce pour empêcher tout risque de faillite et stabiliser la zone euro mais à condition qu'elle fasse plus d'efforts pour réduire son déficit public, a indiqué à l'AFP une source diplomatique européenne, à l'issue d'un entretien à huis-clos avec le Premier ministre grec,
Georges Papandréou,le président de l'UE, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.

Un soutien sous conditions

En échange de leur soutien, Paris et Berlin souhaitent «des exigences bien supérieures à ce que la Commission européenne a annoncé» concernant la Grèce, a affirmé à l'AFP une source diplomatique, s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

La France et l'Allemagne souhaitent que la Grèce donne toutes «les garanties qu'elle respectera son objectif de réduire ses déficits de quatre points de PIB dès 2010», avait du reste indiqué dès mercredi soir une source diplomatique française.

«Préserver» la stabilité financière de la zone euro

José Manuel Barroso, a appelé la zone euro dans son ensemble à être prête à «préserver» sa stabilité financière menacée par la crise grecque, a indiqué à l'AFP une source proche de la Commission.

Le président de la Commission européenne a plaidé en faveur d'un soutien «politique» à la Grèce. Celui-ci serait ensuite traduit en mesures concrètes en début de semaine prochaine par les ministres européens des Finances.

«Deux éléments»

A ses yeux, la solution doit contenir «deux éléments», a précisé la source.

«La Grèce doit être prête à faire tout ce qui est nécessaire, y compris à prendre des mesures supplémentaires, pour garantir que les objectifs de réduction de son déficit pour cette année seront atteints», a expliqué la source. Et dans ces conditions, «les pays membres de la zone euro devraient être prêts à préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble», a-t-elle ajouté.

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