La crise budgétaire sans précédent de la Grèce sera au coeur des discussions aujourd'hui, lors d'un sommet à Bruxelles initialement consacré aux moyens de mieux coordonner les politiques économiques européennes et de relancer la croissance. Les Vingt-Sept devraient affirmer leur solidarité envers ce pays et préparer un plan d'aide financière. Objectif : mettre un terme aux spéculations sur les marchés financiers contre la Grèce et l'euro en envoyant un message rassurant. Même l'Allemagne, qui jusqu'ici paraissait la plus réticente à aider le pays pour ne pas créer un précédent et donner l'impression d'une « prime » aux mauvais élèves de la zone euro, a changé son fusil d'épaule. L'Europe veut aussi éviter qu'une intervention du Fonds monétaire international devienne nécessaire, ce qui serait politiquement humiliant pour elle.
En Grèce, les mesures d'austérité décidées par le gouvernement socialiste suscitent un tollé auprès des fonctionnaires. Plusieurs milliers d'entre eux ont manifesté hier et fait grève pour dénoncer « des sacrifices injustes et inefficaces ». Ils protestent contre le gel prévu des salaires, la baisse annoncée de 10 % des primes, la diminution de 30 % des heures supplémentaires et l'arrêt total des embauches en 2010, sauf dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la sécurité. W