Après trois mois d'incertitude, la nouvelle Commission européenne de José Manuel Barroso a reçu, mardi, l'investiture officielle des eurodéputés. L'équipe «Barroso II» aura fort à faire. Elle devra en priorité relancer la croissance économique. Souvent critiqué lors du premier mandat pour son immobilisme, l'ancien Premier ministre portugais, qui avait tardé à réagir face à la crise financière, s'est voulu volontariste. Il a promis « des mesures à court terme pour remettre l'Europe au travail » et promouvoir la croissance et l'emploi.
L’UE doit parler «d'une seule voix»
Autre défi de taille: faire en sorte que l'Union européenne pèse davantage dans le monde et parle «d'une seule voix». Notamment en ayant «une coordination économique plus forte», a estimé Barroso, alors que l'idée d'un «gouvernement économique» à 27 est à l'étude. Beaucoup de membres de l'équipe «Barroso II» devront encore convaincre. A l'image de la Britannique Catherine Ashton, vice-présidente de la Commission et chef de la diplomatie pour l'UE, jugée trop effacée après le séisme en Haïti.
La Commission risque enfin d'avoir des difficultés à s'affirmer face aux Etats et au nouveau président du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy, qui a commencé à imprimer sa marque en convoquant, demain à Bruxelles, un sommet sur la crise.