« Mort à l'Italie, mort à Berlusconi. » Une centaine de bassidjis, des miliciens iraniens en civil, ont participé à une manifestation « hostile » à l'Italie, hier à Téhéran. Ils ont ensuite tenté de prendre d'assaut l'ambassade italienne, a déclaré, à Rome, le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini. « Des pierres ont été lancées » contre l'ambassade. La police iranienne est intervenue et a pu « empêcher la véritable attaque menée contre l'ambassade d'Italie », qui n'a pas subi de « dégâts importants ». En conséquence, l'ambassadeur d'Italie ne participera pas aux cérémonies, prévues demain à Téhéran, pour le 31e anniversaire de la Révolution islamique. Lors d'un déplacement à Jérusalem, mercredi, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi avait apporté son soutien à Israël et appelé à des « sanctions efficaces » contre l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire. La télévision d'Etat iranienne l'avait alors qualifié de laquais de « ses maîtres israéliens » et dénoncé « de graves ingérences dans les affaires intérieures » iraniennes. W