NUCLEAIRE - Mais laisse la porte ouverte aux discussions...
«J'avais dit: donnons (aux grandes puissances) deux à trois mois (pour conclure un accord d'echange d'uranium), s'ils ne sont pas d'accord nous commencerons nous-même» à en produire, a déclaré Mahmoud Ahmadinejad. «Mais (les grandes puissances) ont commencé à jouer avec nous, même si elles ont commencé à envoyer récemment des messages disant qu'elles voulaient trouver une solution», a-t-il ajouté.
Faire pression
La nouvelle a fait réagir la communauté internationale, appelée par le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates à «faire front commun pour
faire pression sur le gouvernement iranien». De son côté, le ministère britannique des Affaires étrangères a fait part de sa «profonde préoccupation».
«Nous allons établir notre réponse en partenariat avec l'AIEA (l'Agence internationale de l'énergie atomique) et d'autres, notamment le Groupe des Six", a indiqué une porte-parole du Foreign Office en référence aux six pays qui tentent de dénouer la crise avec l'Iran (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne).
«La porte reste ouverte aux discussions»
«Personne n'a tenté de dialoguer avec l'Iran plus sincèrement que le président (Barack) Obama» et «la communauté internationale a offert au gouvernement iranien de multiples occasions de fournir des garanties sur ses intentions» concernant son programme nucléaire, a insisté Robert Gates.
Mahmoud Ahmadinejad a toutefois précisé que «la porte reste ouverte aux discussions». Des propos relayé par le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) Ali Akbar Salehi. Selon lui, le président a demandé à son organisation «d'être prête à produire de l'uranium enrichi à 20% si (les Six) n'acceptent pas un échange».
J. M. avec agence