Un policier haïtien lors d'émeutes à Port-au-Prince, le 17 janvier 2010.
Un policier haïtien lors d'émeutes à Port-au-Prince, le 17 janvier 2010. - C. BARRIA / REUTERS

Avec agence

Plusieurs centaines de manifestants ont défilé mercredi dans les rues de Port-au-Prince, en réclamant au gouvernement travail et nourriture, tandis que le climat se dégradait en termes de sécurité, ont constaté les journalistes de l'AFP.
 
Quelque 300 personnes se sont rassemblées devant la mairie de Pétion-Ville, au sud-est de la capitale haïtienne, près de la place Saint-Pierre, où plusieurs milliers de victimes du séisme ont établi un camp de fortune.
 
«Le gouvernement haïtien n'a rien fait pour nous, nous n'avons pas trouvé de travail. Il ne nous ont pas donné la nourriture qu'il faut», a déclaré Sandrac Baptiste, qui habite dans l'une des tentes de bois et de draps, installées aux lendemains du séisme du 12 janvier.
 
«Si la police tire sur nous, nous mettrons le feu»

 
De rares policiers étaient visibles autour du cortège qui a ensuite dévalé en courant une rue adjacente.
 
L'un des manifestants s'est avancé, un bloc de parpaing à la main, et a crié qu'il était prêt à se battre pour le groupe.
 
«Si la police tire sur nous, nous mettrons le feu», ont répondu les manifestants, qui réclament nourriture, travail et la possibilité pour les enfants de retourner à l'école.
 
Coups de feu dans la nuit
 
«On ne veut pas de journalistes ici», ont ajouté plusieurs individus présents dans la foule à l'adresse des photographes et reporters venus sur les lieux.
 
Plusieurs coups de feu ont été entendu, dans la nuit de mardi à mercredi, à Pétion-Ville, quartier huppé de la capitale haïtienne et les journalistes toujours présents dans la capitale, trois semaines après le séisme, percevaient un début d'hostilité à leur encontre.
 
Un photographe a été agressé au couteau et dévalisé, près du marché en Fer, dans le centre-ville de la capitale, mardi.