NEW YORK - La justice américaine a rendu son jugement vendredi. L'ancien PDG doit encore être jugé en correctionnelle au printemps prochain, en France...
Le groupe Vivendi, poursuivi par des actionnaires ruinés par son quasi-effondrement en 2002, a été reconnu coupable vendredi à New York de communication trompeuse, tandis que son ancien PDG Jean-Marie Messier a été blanchi par le jury d'un tribunal fédéral.
Comme prévu, l'avocat de Vivendi, Paul Saunders, a immédiatement annoncé qu'il allait faire appel, et qu'il entendait «gagner». «Nous sommes satisfaits que les dommages (fixés par les jurés) représentent la moitié de ce que réclamaient les plaignants. De ce côté là, c'est une victoire partielle», a déclaré Paul Saunders, interrogé par l'AFP.
Les plaignants avaient estimé que les dommages et intérêts pourraient s'élever jusqu'à 11,5 milliards de dollars.
Nouveau procès au printemps
Jean-Marie Messier et son directeur financier Guillaume Hannezo, qui était également poursuivi, étaient absents à l'énoncé du verdict à New York, mais des représentants de Vivendi étaient présents.
Jean Marie Messier et Guillaume Hannezo doivent encore comparaître en correctionnelle à Paris au printemps, avec cinq autres dirigeants de Vivendi, pour répondre notamment des chefs d'accusation de diffusion d'informations fausses ou trompeuses, de manipulation de cours et d'abus de biens sociaux, qui pourraient leur valoir jusqu'à cinq ans de prison et de fortes amendes.
Avec agence