JUSTICE - La pratique reste interdite dans le pays...
Le chef de l'opposition malaisienne Anwar Ibrahim devrait être de nouveau jugé pour sodomie à partir du 2 février, après avoir perdu ce vendredi son recours en justice. L'ex-vice-Premier ministre
a déjà passé passé six ans derrière les barreaux pour le même motif avant que le jugement ne soit cassé. Il risque une peine de vingt ans de prison s'il est de nouveau reconnu coupable de sodomie.
La pratique, en effet, reste illégale dans le pays.
La justice malaisienne a refusé de faire machine arrière malgré l'action intentée par un autre condamné. Cette «déviance sexuelle et les pratiques répréhensibles» restent donc passibles de lourdes peines d'emprisonnement.
Machinations politiques
Anwar Ibrahim, qui a effectué un spectaculaire retour en politique ces dernières années, a de nouveau mis en cause ce vendredi une machination du pouvoir destinée à l'éliminer de la vie politique. «Je n'ai pas très confiance dans le système car je crois que (l'actuel Premier ministre)
Najib Razak est directement impliqué» et tente «de détourner l'attention des affaires de corruption et des
tensions qui montent» dans le pays.
Anwar Ibrahim s'est dit «choqué» par le rejet de l'appel qu'il avait déposé pour avoir accès aux éléments de preuve (documents médicaux, relevés d'ADN...) sur lesquels s'appuient les accusations de sodomie portées à son encontre. Ses avocats ont indiqué qu'ils allaient déposer un ultime recours la semaine prochaine, ce qui pourrait de nouveau reporter le début du procès, déjà repoussé à plusieurs reprises.
J. M. avec agence