Haïti: conférence internationale en mars à New York

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Publié le 26 janvier 2010.

MOBILISATION - C'est ce qui a été décidé lors de la réunion d'urgence de Montréal...

Ce sera en mars. La conférence internationale sur l'aide à Haïti se tiendra au siège des Nations unies à New York, à l'invitation des Etats-Unis, a annoncé lundi le Canada à l'issue d'une réunion d'urgence à Montréal.

Celle-ci a été l'occasion pour Haïti de demander - sans avancer aucun chiffre - un soutien «massif» à la communauté internationale dans le travail «colossal» qui l'attend pour relever le pays dévasté. En même temps, le Premier ministre Jean-Max Bellerive a affirmé haut et fort que l'Etat haïtien jouerait un rôle central de coordination et qu'il n'avait pas l'intention de céder une part de sa souveraineté à qui que ce soit.

Pas d’ingérence


Ce principe a été appuyé par l'ensemble des participants à la conférence, à commencer par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, dont le pays est accusé par certains Etats de la région de prendre trop de place en Haïti, y compris militairement.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a souligné que l'intervention internationale n'avait pas pour objectif d'«occuper» Haïti. «Ce n'est pas pour les occuper, ce n'est pas pour les diriger, c'est pour leur donner (...) sous leur direction, suffisamment d'espoir et de transformation et de réalisation et peut-être de gouvernance. Avec eux, pour eux, sous leur direction», a insisté le ministre français.

Pas de chiffre officiel pour le financement


Interrogé sur des demandes de financement de trois milliards de dollars qu'il aurait adressé à la conférence de Montréal, Jean-Max Bellerive a démenti avoir fait une telle proposition. «Le gouvernement n'a pas de chiffres officiels et n'a pas demandé un seul sou pour l'instant, car nous n'avons pas terminé notre travail d'évaluation des besoins», a-t-il dit devant la presse.

Dans son discours, il a résumé les principaux problèmes auxquels son pays est confronté. «La structure gouvernementale telle qu'elle est actuellement ne peut pas répondre à l'urgence», a-t-il reconnu, précisant que les autorités réfléchissaient à des mécanismes pour mieux coordonner leur action avec les partenaires étrangers. Il a parlé de «comités de crise» aptes à travailler notamment avec la mission des Nations unies en Haïti, la Minustah.

10 ans de travail au moins pour la reconstruction


Tous les participants étaient d'accord pour estimer qu'il s'agirait d'un effort de longue haleine. «Au moins dix années de travail nous attendent en Haïti», a dit le Premier ministre canadien Stephen Harper.

L'annulation de la dette internationale d'Haïti - une question qui n'est pas jugée «fondamentale» par Jean-Max Bellerive - n'a pas été abordée à l'issue de la réunion.
B.D. avec agence
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