INTERNATIONAL - Un collectif veut rapatrier les enfants en cours d'adoption...
Des familles en voie d'adopter en Haïti, plongées dans l'angoisse depuis le séisme de mercredi, réclament à l'Etat une accélération des procédures pour faire venir les enfants en France. Les autorités, qui ont commencé un vaste recensement des dossiers, ne veulent pas brûler les étapes.
«Nous demandons un rapatriement le plus rapide possible de tous ces enfants dans le foyer qui les attend», indique la pétition lancée par Grégoire Villedey de Foix (Ariège).
Santé «précaire»
Le collectif met en avant la santé souvent «précaire» des enfants et «les conditions qu'ils vont avoir à affronter», pour justifier des mesures exceptionnelles.
Selon l'
Agence française de l'adoption (Afa), la France est le premier pays d'accueil d'enfants de l'île. En 2006, sur 1.300 enfants haïtiens adoptés partout dans le monde, 591 l'ont été en France. Au moins 1.200 à 1.500 familles françaises ont une procédure en cours aujourd'hui.
Recensement des familles
Dès vendredi, le Quai d'Orsay, en lien avec l'Afa, a commencé un recensement des familles actuellement en procédure et donne quand c'est possible des informations sur les crèches.
Pour le moment, le ministère a rappelé que la priorité absolue était «accordée à l'urgence des secours». Aucun «rapatriement de l’ensemble des mineurs haïtiens» n’est prévu.
Pour la présidente d'
Enfance et famille d'adoption (EFA), Geneviève Miral, «l'urgence, c'est l'aide sur place, c'est trouver des solutions pour tous les enfants, pas seulement ceux qui vont être adoptés».
«Risque de relance du trafic d’enfants»
«On comprend très bien l'angoisse des familles. On les a au téléphone. On va mettre des soutiens en place dans les départements», poursuit la responsable qui plaide pour une «action réfléchie».
D’autres pays, comme les Pays-Bas, ont pris la décision d’accélérer les procédures d’adoption. Un avion spéciale devrait prochainement être affrété pour aller chercher les enfants concernés.
O.R. avec agence