«La ville entière a été dévastée»

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Publié le 13 janvier 2010.

HAITI - Les nouvelles et les témoignages sont parcellaires, mais certains ont réussi à joindre leurs familles ou amis...

Un silence angoissant. Mercredi matin, les communications étaient encore très difficiles avec Haïti, frappé mardi par un violent séisme. Les nouvelles et les témoignages arrivent au compte-goutte et les proches des habitants d’Haïti, notamment ceux qui vivent en France, sont très inquiets.

«C’était terrifiant. Cela a duré plus d’une minute», raconte Sophie Perez, directrice de CARE en Haïti qui était dans les bureaux de l’association, à Port-au-Prince, au moment de la catastrophe. «Tout le bâtiment a tremblé. Les gens hurlaient, pleuraient. La nuit dernière, les gens ont dormi dehors parce qu’ils avaient peur de rentrer chez eux, la plupart des maisons ayant été détruites par le séisme, précise-t-elle. On a compté huit secousses cette nuit. La ville entière a été dévastée».
 
Depuis ce matin, «j’entends les hélicoptères survoler la ville à la recherche des survivants. L’urgence est de les sortir des décombres, et de leur donner à boire et à manger», explique-t-elle. «Notre inquiétude se porte tout particulièrement sur les enfants car de nombreuses écoles se sont effondrées. La catastrophe est survenue dans l’après-midi à l’heure où les enfants étaient encore à l’école, donc beaucoup doivent être coincés sous les décombres,» raconte la responsable de l’association CARE, qui lance d’ailleurs un appel au don pour les victimes d’Haïti.

Depuis Paris, Frantz Cadet, secrétaire national du collectif se dit «très inquiet». Il explique que «la situation est dramatique, car nous savons que tout est cassé, les communications, les lignes téléphoniques. Nous avons un mal fou à contacter nos proches».

«On est dans le doute et l’incertitude, a expliqué à 20minutes.fr Max, d'origine haïtienne, qui travaille dans une entreprise de déménagement dans la banlieue parisienne. J’ai essayé d’appeler mes proches vers minuit/1h du matin mais je n’ai réussi à joindre personne. D’autres sont dans le même cas, comme une proche à Miami qui n’a pas réussi à appeler sa famille», précise-t-il.

>> Si vous avez des photos des dégâts, cliquez ici pour les partager avec nos internautes
 
«Je pense à une amie qui est à Port-au-Prince avec ses quatre enfants. On ne sait pas encore si des écoles se sont effondrées…», reprend Max.

Mercredi matin, le collectif Haïti de France était submergé par les appels. Des demandes d’informations, auxquelles les membres du collectif ont du mal à répondre, mais déjà des propositions de collecte de dons se font de la communauté haïtienne.
 

Sa soeur, qui travaille dans un centre de soins dentaires pour enfants et adultes, est sur place. Il n’a pas encore réussi à la contacter. «On ne sait pas ce qu’il se passe», s’inquiète-t-il, «quand on voit les images à la télévision, on voit que tout a été détruit».


Communications via Internet

«On sait que les communications passent via Internet. Des habitants de Port-au-Prince que nous connaissons ont posté des messages sur Facebook, a précisé Emeline Sauvignet, du
collectif Haïti de France. En revanche, le téléphone ne semble plus fonctionner. La tour du premier opérateur du pays se serait effondrée».

Auguste Joint, président de Tèt kole, une association haïtienne en Guadeloupe, a réussi lui à joindre un de ses proches. «Par miracle, j’ai pu parler avec un parent qui se trouvait en voyage dans le sud du pays. J’avais essayé de l’appeler plusieurs fois et il a réussi à me rappeler, quelques secondes seulement», a-t-il raconté à 20minutes.fr.
 
«Il va bien mais il est très affecté. Il a été bloqué sur la route au niveau du Petit-Goâve en revenant d’Aqin. Il a pu nous dire que toutes les routes, toutes les communications étaient bloquées», rapporte Auguste Joint.  

Sur Facebook, mercredi matin, des proches de personnes vivant en Haïti racontent avoir pu entrer en contact avec les familles et leurs amis sur place. Mais, d’autres, plus d’une dizaine d’heures après la catastrophe, écrivaient, via le réseau social aux 350 millions d’inscrits, qu’ils n’avaient toujours aucune nouvelle de leur famille ou amis sur place.

>> Si vous avez des proches en Haïti, n'hésitez pas à témoigner dans les commentaires...
M.N.
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  • vieillemomo 13.1.2010 - 11h20

  • polo 13.1.2010 - 11h12

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