Hier matin, face aux manifestants venus réclamer le droit pour les ONG d'accéder au Bella Center, policiers et CRS encerclaient en nombre le bâtiment. Des gaz lacrymogènes ont fusé et la police n'a pas hésité à faire usage de la violence. « Je fais partie du groupe de manifestants appelé "Blue Block". En gros, c'est le plus consensuel », raconte Julien, un militant français que nous avons réussi à joindre, alors qu'il s'occupait de son ami fâcheusement atteint par les bombes lacrymogènes. « On s'est tous attachés les uns aux autres, pour former un bloc, et on a poussé, lentement, jusqu'au cordon de CRS, en demandant à ce qu'on nous laisse passer. Les CRS ont repoussé la chaîne à coups de lacrymo. Certains ont été matraqués et arrêtés. » La police a procédé à plus de 230 arrestations. W
Agence youphil