Son médecin le trouve «assez abattu», mais Silvio Berlusconi reste un éternel optimiste. Hospitalisé depuis dimanche à la suite d'une agression, le chef du gouvernement italien a remercié mardi ses partisans, dont plusieurs ont déposé des banderoles de bon rétablissement devant ses fenêtres, et s’est lancé dans une grande diatribe romantique dont il a le secret.
«Merci de tout coeur à tous ceux, nombreux, qui m'ont envoyé des messages de solidarité et d'affection. Je le redis à tous: soyez sereins et tranquilles. L'amour l'emporte toujours sur l'envie et la haine», dit-il dans ce premier message public depuis son agression et qui se trouve en première page du site de son parti du Peuple de la liberté (PDL).
Parmi les missives reçues de la part de Vladimir Poutine, le pape Benoît XVI ou Hillary Clinton, celle de son agresseur, soigné depuis dix ans pour troubles mentaux, qui lui a écrit lundi pour lui présenter ses excuses.
Repos prescrit
Incarcéré dans une cellule isolée à Milan pour «blessures aggravées préméditées», il risque une peine allant de cinq mois et demi à cinq ans de prison s'il est reconnu responsable.
L’infatigable Silvio Berlusconi sortira mercredi de l'hôpital mais devra «s'abstenir d'activités publiques importantes pendant au moins 15 jours», a annoncé mardi son médecin personnel, qui l’avait trouvé «assez abattu» mais donnant «des signes de reprise».
Le chef du gouvernement a été atteint au visage par une réplique miniature de la cathédrale de Milan lancée par un déséquilibré, dimanche, à l'issue d'un meeting. Une fracture du nez, deux dents cassées et une blessure à la lèvre supérieure ont été diagnostiquées