La presse britannique a déjà rebaptisé l'interview « la confession ». C'est lors d'une émission religieuse sur la BBC, hier, que Tony Blair a avoué qu'il aurait engagé le Royaume-Uni dans la guerre en Irak même s'il avait su que Bagdad n'avait pas d'armes de destruction massive. « J'aurais continué à penser qu'il était juste de le renverser », a lâché l'ex-Premier ministre au sujet de l'ancien dictateur irakien. En 2003, Blair avait engagé son pays dans la guerre en Irak, affirmant que Saddam Hussein disposait d'armes qu'il pouvait déployer « en 45 minutes ». Rien n'a jamais été trouvé. Pour le professeur de droit international, Philippe Sands, cité par le Sunday Herald, les déclarations de Blair pourraient l'exposer à des « difficultés judiciaires ». Déjà, l'actuel avocat italien de l'ancien ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, a adressé à l'Attorney General, principal conseiller juridique du gouvernement britannique, « une demande de consentement pour poursuivre » Tony Blair. W