CALIFORNIE - Un décret a été voté par le conseil municipal pour limiter leur nombre...
De notre correspondant à Los Angeles
Vont-elles partir en fumée comme des feuilles de cannabis? Le conseil municipal de Los Angeles a adopté mardi un décret dont le but est de limiter le nombre de dispensaires distribuant de la marijuana dans la ville.
Il ne s'agirait pas d'une coupe au scalpel. La cité des Anges compterait entre 800 et 1.000 cliniques. La municipalité prévoit de laisser dans un premier temps 137 de ces dispensaires ouverts, avec l'intention de ramener leur nombre à 70 à terme. Ces dispensaires devront obéir à de nouvelles restrictions, qui restent à préciser.
Un système facilement contournable
La situation légale est complexe. La consommation de marijuana a été légalisée en 1996 en Californie mais pas au niveau fédéral (national). La loi de l'Etat permet aux particuliers d'en cultiver ou d'en acquérir à des fins thérapeutiques, s'ils disposent d'une autorisation médicale à cet effet.
Les dispensaires ont fleuri ces dernières années en profitant d'une faille juridique dans le moratoire que la ville a tenté d'imposer sur leur ouverture. Sous l'administration Bush, des raids réguliers du DEA, l'agence de lutte contre le trafic de drogue, visaient parfois les cliniques. Une pratique à laquelle a mis fin Obama, offrant une sorte de tolérance bienveillante.
Reste que la situation permet à de nombreux fumeurs de cannabis de s'en procurer légalement. Il suffit d'aller voir un médecin certifié, de lui expliquer qu'on est dépressif/angoissé et il signera pour que le patient se voit délivrer une carte par le département californien de la santé
Le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger, s'est, lui, dit favorable à l'imposition d'une taxe sur la consommation de cannabis, dans le cadre de ses efforts pour tenter de combler le déficit des finances de l'Etat le plus riche et le plus peuplé des Etats-Unis.
Philippe Berry avec agence