AFRIQUE - Les trois travailleurs humanitaires ont été enlevés au Tchad et en Centrafrique...
Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux.
Des négociations directes sinon rien
«Nous voulons négocier directement avec la France, mais la France veut négocier via une tierce partie comme le Tchad. Or nous rejetons cela», a dit Abou Mohamed Rizeigi, un porte-parole des ravisseurs. «Nous allons donc les tuer parce que la France ne veut pas négocier directement avec nous», a-t-il dit.
Ce groupe peu connu du Darfour, «les Aigles de libération de l'Afrique», a revendiqué le rapt d'un employé français de la Croix-Rouge internationale (CICR) enlevé il y a trois semaines dans l'est du Tchad, à une dizaine de kilomètres du Darfour, une région de l'ouest du Soudan en guerre civile. Il a aussi revendiqué le rapt de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH kidnappés
il y a une semaine à Birao,
ville de la Centrafrique jouxtant le Darfour.
Un journaliste de l'AFP a pu entrer en contact jeudi dernier avec l'employé de
la Croix-Rouge internationale kidnappé, mais pas avec les deux otages de l'organisation française Triangle GH. Ce même groupe avait revendiqué l'enlèvement en avril de deux humanitaires -une Canadienne et une Française- de l'ONG Aide médicale internationale, libérées après 26 jours de détention. Les deux femmes avaient été enlevées dans une localité du Darfour-Sud, près de la Centrafrique et du Tchad.
M. D. avec agence