INTERNATIONAL - Le président a cependant critiqué l'absence de Barack Obama à Copenhague, la semaine du sommet...
Content, mais critique. Nicolas Sarkozy s’est dit jeudi satisfait des propositions chiffrées que viennent de faire les Américains et les Chinois pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Le chef de l’Etat
était à Manaus pour rallier les pays amazoniens au texte co-signé avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva le 14 novembre à Paris, qui détaille les grandes lignes minimales de l'accord que tous deux souhaitent voir adopter à
Copenhague. Leur objectif final est une «réduction mondiale d'au moins 50% d'ici à 2050 par rapport à 1990» des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
«Les dernières déclarations de Barack Obama et des dirigeants chinois sont extrêmement encourageantes pour faire de Copenhague un succès», a affirmé Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe avec Lula, le président brésilien. «Je veux rendre hommage au courage du président Obama qui a fixé des objectifs» en matière de lutte contre le réchauffement de la planète, a-t-il insisté.
Critique
Le chef de l’Etat français a toutefois implicitement critiqué la d
écision de Barack Obama de se rendre à Copenhague le 9 décembre et non les 17 et 18, comme le feront les autres chefs d'Etat: «Cela va être difficile de faire un sommet intermédiaire et je ne voudrais surtout pas que ce soit discourtois à l'endroit des Danois et des soixante-six chefs d'Etat et de gouvernement qui ont déjà donné leur accord pour participer à la conférence», a-t-il affirmé.
Le président brésilien a lui aussi exprimé sa satisfaction. «Il y a une semaine, il semblait que le
sommet de Copenhague pouvait être un échec» mais aujourd’hui, les Etats-Unis et la Chine présentent «des objectifs chiffrés, même si ce n'est pas les chiffres que j'aurais souhaité», a-t-il ajouté.
Pékin a
annoncé jeudi vouloir baisser son «intensité carbonique» (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d'ici 2020 par rapport à 2005. La veille,
Washington avait présenté, sur la même année de référence, des objectifs de réduction de ses émissions de 17% en 2020 et 42% en 2030.
B.D. avec agence