Le Flamand Yves Leterme a retrouvé hier son poste de Premier ministre de Belgique, en remplacement d'Herman Van Rompuy, nommé à la tête de l'UE. Il avait déjà occupé cette fonction pendant presque dix mois en 2008, et n'a pas laissé un bon souvenir, mettant une éternité à former son gouvernement, puis plongeant le royaume dans une grave crise politique. Pour beaucoup de Belges, le retour aux affaires de ce chrétien-démocrate de 49 ans, actuellement ministre des Affaires étrangères, suscite beaucoup de scepticisme, voire de l'inquiétude. En particulier dans les rangs francophones. Jusqu'au sein de son parti, le CD&V, on a jugé plus prudent de l'encadrer de près afin d'éviter les dérapages. Un autre ancien Premier ministre chrétien-démocrate flamand s'occupera ainsi du sujet qui fâche : faire une proposition pour résoudre les questions institutionnelles sur l'avenir du pays. Leterme a une nouvelle chance de faire ses preuves. Mais c'est « la dernière », titrait hier le quotidien De Standaard. W