Non seulement il se rendra au sommet de Copenhague, le 9 décembre. Mais en plus, il y présentera des objectifs chiffrés. Barack Obama, le président des Etats-Unis, un des deux plus gros pollueurs de la planète avec la Chine, propose de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays de 17 % d'ici à 2020 par rapport à 2005.
Ces deux décisions, annoncées hier, sont de nature à donner une bonne impulsion à la prochaine conférence internationale contre le réchauffement climatique, qui se tient du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. Censée aboutir à un traité prenant la relève du protocole de Kyoto, celle-ci se profilait sous de biens sombres auspices tant les intérêts des principaux protagonistes, des grands pays industriels aux pays en développement, en passant par la Chine et l'Inde, semblaient difficilement conciliables. Pire, Obama, qui, durant sa campagne, avait promis de faire de la lutte contre le réchauffement une de ses priorités, contrairement à son prédécesseur George W. Bush, avait laissé entendre qu'il ne se rendrait pas dans la capitale danoise. Une décision en contradiction avec ses engagements. Aujourd'hui, même si la conclusion d'un nouveau traité à Copenhague paraît hors d'atteinte, la conférence pourrait permettre l'expression de mesures concrètes et immédiates. « On est loin des 25 à 40 % en 2020 » de réduction préconisés par les scientifiques, a réagi le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, mais « c'est une première réponse extrêmement encourageante ». Obama se rendra ensuite à Oslo, pour recevoir son prix Nobel de la paix, le 10 décembre. W