Scrutin présidentiel crucial pour l'avenir de la Roumanie

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Publié le 23 novembre 2009.

ELECTIONS - Alors que le pays, en proie à de graves difficultés économiques, nage en pleine crise politique depuis la chute du gouvernement, il y a plus d'un mois...

Plus de 18 millions de Roumains sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur président pour les cinq ans à venir, un scrutin crucial pour ce pays plongé dans la récession et miné par une crise politique aiguë depuis la chute du gouvernement mi-octobre.

Les bureaux de vote ouvriront à 7h locales (6h heure française) et fermeront à 21h (20h heure française). Le gagnant ne devrait être connu qu'à l'issue du deuxième tour, le 6 décembre.

Douze candidats, tous des hommes, s'affrontent pour cette première élection présidentielle depuis l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne (UE) en 2007.

Vers un duel


Deux hommes font figure de favoris, selon les sondages : le président sortant de centre-droit, Traian Basescu, un ancien capitaine de marine, et l'actuel président social-démocrate (PSD) du Sénat, Mircea Geoana, qui a mené une carrière de diplomate.

Tous deux sont crédités de 30% à 32% des voix au premier tour dans les enquêtes, loin devant le libéral Crin Antonescu.

Traian Basescu met en avant son bilan en citant au tableau de ses réussites l'entrée dans l'UE, la condamnation des crimes du communisme et des avancées en matière de lutte contre la corruption même si la Roumanie reste dans le bas du classement en Europe, selon le dernier baromètre de l'organisation Transparency international.

Des Roumains «désenchantés»

Il prône la poursuite des réformes de l'Etat et a convoqué dimanche un référendum sur une réduction du nombre de parlementaires de 471 à 300 et un Parlement à une seule chambre.

Mircea Geoana, qui aime à se comparer au Britannique Tony Blair ou à l'Américain Bill Clinton, propose un «vigoureux» plan anti-crise basé entre autres sur la construction de logements pour les familles et des facilités de crédit élargies pour les entreprises. Les analystes soulignent toutefois que ces mesures seront très difficiles, voire impossibles à financer, alors que le déficit public devrait atteindre 7,3% en 2009 et l'économie reculer de 8%.

Alors que de nombreux Roumains se disent «désenchantés» par les hommes politiques vingt ans après la chute du dictateur communiste Nicolae Ceausescu, la participation pourrait être inférieure à 50%.

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