DEMOCRATIE - Mais le président s'apprête à investir ses deux vice-présidents, deux anciens chefs de guerre à la réputation controversée...
Le vœu est pieux, mais difficilement réalisable. Le président Afghan a assuré ce jeudi que «la culture de l'impunité» devait prendre fin dans son pays,
au cours de son discours d'investiture pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de l'Etat.
«La corruption est un phénomène dangereux», a-t-il estimé dans son discours d'investiture, devant les représentants d'une communauté internationale qui le presse de mettre un terme à ce fléau qui gangrène le pays jusqu'au sommet de l'Etat. «Nous allons mettre prochainement en place une conférence à Kaboul qui devra lancer des initiatives efficaces pour combattre» la corruption, a ajouté le chef de l'Etat.
Pas d'impunité mais du favoritisme…
Hamid Karzaï a prêté serment, au cours d'une cérémonie placée sous haute sécurité, en présence de 800 invités, parmi lesquels 300 responsables étrangers, dont le président pakistanais Asif Ali Zardari et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
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Il va maintenant investir lui-même ses deux vice-présidents, deux anciens chefs de guerre à la réputation controversée, le Hazara Karim Khalili et surtout le «maréchal à vie» Mohammad Qasim Fahim, accusé de violations des droits de l'homme et de trafic de drogue.
M. D. avec agence
UNE ELECTION CONTESTEE
Hamid Karzaï a été réélu à la tête de l'Etat à l'issue d'un scrutin présidentiel calamiteux, marqué par des fraudes massives en sa faveur lors du premier tour le 20 août, et le retrait de son adversaire, Abdullah Abdullah, avant le second tour prévu début novembre.