Si «un mur s'est effondré, d'autres sont toujours là»

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Publié le 9 novembre 2009.

REVUE DE PRESSE - Les éditorialistes reviennent sur le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin...

Si «à l’Est, un mur s’est effondré, d’autres sont toujours là, au Mexique, en Palestine et ailleurs, qu’il faudra un jour abattre joyeusement à coups de pioches». Fabrice Rousselot, dans Libération, résume bien l'état d'esprit des éditorialistes ce lundi, qui reviennent sur le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin.  

Comme lui, Jean Guisnel prévient dans Le Télégramme que «la liberté et la démocratie demeurent des exceptions sur cette planète, et que bien des murs doivent encore être renversés!».

«De nombreux murs à abattre»

Dans Le Dauphiné Libéré, Didier Pobel se doute lui que les lendemains «n'ont probablement pas autant chanté qu'ils le promettaient lorsque l'incroyable se produisit» et croit que ce serait presque «à nous faire oublier qu'il existe de nombreux autres murs à abattre».

Pour Jean-Michel Helvig (La République des Pyrénées), toutefois, «il ne faut pas tout mélanger: en Israël ou aux Etats-Unis il ne s'agit pas d'empêcher des gens de partir, mais plutôt d'arriver, qu'ils soient porteurs d'armes et de bombes dans un cas, ou poussés par la misère dans l'autre.»

D'autres sont plus otptimistes, comme Jean-Christophe Ploquin qui estime dans La Croix que «le souvenir de la chute du Mur permet de ne pas désespérer face aux régimes oppresseurs contemporains».

«L'Europe a choisi le bon chemin»

Pour faire le bilan, Etienne Mougeotte reconnaît dans Le Figaro que «l’Europe postcommuniste n’a pas produit une société idéale où le respect scrupuleux des droits de l’homme voisinerait avec la prospérité économique». Mais il affirme que «l’Europe est encore loin du bonheur mais elle a choisi le bon chemin. Celui de la paix, de l’unité et de l’économie de marché.»

De son côté, Michel Guilloux de L'Humanité renvoie les deux systèmes dos à dos quant à leurs «incapacités congénitales». Celle du bloc communiste «de se réformer de l'intérieur, parce que n'ayant jamais pu faire sa place à cette question de la démocratie comme coeur du développement social et de son efficacité économique». Et d'ajouter: «En vingt ans, cette idéologie (le libéralisme, ndlr) devenue pensée unique aura fait connaître à la planète trois crises, dont l'actuelle (...)». 
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