JUSTICE - Depuis le début de son procès, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie avait boycotté les audiences…
Radovan Karadzic qui avait
boycotté lundi son procès pour génocide, a pris place dans la salle 1 du TPI à La Haye peu avant l'ouverture de l'audience vêtu d'un costume noir, d'une chemise rose et portant une cravate rouge. Pour rappel, Karadzic est accusé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis durant la guerre de Bosnie (1992-1995), il est également poursuivi pour le massacre de Srebrenica au cours duquel plus de 7.000 garçons et hommes musulmans avaient été tués en juillet 1995.
L'audience de ce mardi est destinée à examiner
les conséquences du boycott de l'accusé sur le déroulement du procès. «J'espère que nous pourrons trouver une solution qui mènera à un procès équitable, et pas seulement expéditif», a souligné l’accusé, dans sa lettre au juge O-Gon Kwon. Il se défend tout seul — c’est-à-dire sans avocat — et plaide non coupable des faits qui lui sont reprochés.
Un dossier d’un million de pages
Les juges du TPI peuvent décider, au terme de l'audience de mardi, de lui imposer un avocat commis d'office, ce qui entraînerait un ajournement du procès de plusieurs mois, le temps que l'avocat prenne connaissance du dossier de l'accusation, lourd d'un million de pages. Ils peuvent aussi décider de poursuivre le procès sans l'accusé.
Le procureur américain Alan Tieger a longuement évoqué lundi après-midi les tirs de snipers et les bombardements sur Sarejevo durant toute la guerre de Bosnie, qui ont causé la mort de 10.000 civils. Pour l'accusation, Radovan Karadzic,
arrêté en juillet 2008, est le «commandant suprême» du «nettoyage ethnique» commis durant la guerre de Bosnie qui a fait 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés.
Avec agence