SOUDAN - L'employé de la Croix-Rouge en mission au Darfour a été enlevé jeudi dernier...
Un million de dollars, soit plus de 670.000 euros. C’est le montant de la rançon réclamée par les ravisseurs du coopérant humanitaire français enlevé la semaine dernière au Darfour. Cependant, les autorités soudanaises tout comme le
Comité international de la Croix-Rouge se refusent à payer cette somme.
«Les ravisseurs ont appelé les autorités gouvernementales la nuit dernière et ont demandé une rançon»,
a annoncé à Reuters un haut responsable du renseignement soudanais, précisant que le montant réclamé équivalait à un million de dollars. «Le gouvernement ne paiera aucune rançon», a-t-il ajouté sous le sceau de l'anonymat.
La Croix-Rouge ne paiera pas non plus
La porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Tamara al Rifaï, a confirmé la demande de rançon. «Notre politique est de ne pas payer de rançon. Nous passons par nos voies normales de dialogue, de persuasion et de résolution pacifique d'une telle crise», a-t-elle dit.
Gauthier Lefèvre, employé de la Croix-Rouge, a été
enlevé jeudi dernier par des hommes armés au nord d'El Geneina, dans l'ouest du Soudan, non loin de la frontière tchadienne. C’est le cinquième coopérant étranger enlevé depuis l'émission, en mars, d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre le président soudanais Omar al Bachir pour les violences au Darfour. Dimanche, la Croix-Rouge a dit avoir pu lui parler et
déclaré qu'il semblait en bonne santé.
B.D.