JUSTICE - Il refuse de se présenter à son procès à La Haye, aux Pays-Bas...
Le procès de l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie
Radovan Karadzic, 64 ans, a repris ce mardi devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie en l'absence de l'accusé qui le boycotte.
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«La chambre est d'avis que l'audience peut se poursuivre en son absence», a déclaré le juge sud-coréen O-Gon Kwon, soulignant que Radovan Karadzic a «volontairement» choisi de ne pas être présent et «doit en accepter les conséquences».
Radovan Karadzic
avait déjà boycotté l'ouverture lundi de son procès au motif que sa défense, qu'il assure lui-même, n'était «pas prête». L'accusé avait réclamé en vain en septembre dix mois supplémentaires pour se préparer.
Motif d'appel
Selon Willem van Genugten, professeur de droit international à l'université de Tilburg, poursuivre le procès en son absence pourrait lui donner un motif d'appel, estime l'expert.
L'accusation a commencé à présenter ce mardi après-midi les charges qui pèsent contre Radovan Karadzic, dans sa déclaration liminaire.
L'ex-chef politique des Serbes est «le commandant suprême» du «nettoyage ethnique» en Bosnie, a déclaré le procureur du TPI pour l'ex-Yougoslavie.
Treize ans de cavale
Radovan Karadzic, qui plaide non coupable, encourt la prison à vie pour avoir, selon l'accusation,
voulu «chasser à jamais» des millions de Musulmans et Croates des territoires de Bosnie convoités par les Serbes
en orchestrant une campagne de nettoyage ethnique pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine (1992-1995).
Il avait été arrêté en juillet 2008 à Belgrade après treize ans de cavale et une longue traque.
M. D. avec agence