Un double attentat à la voiture piégée, hier, en plein coeur de la capitale irakienne, a fait au moins 99 morts et 712 blessés, selon un bilan provisoire établi par les autorités. Le gouvernement a imputé les attaques, qui ont visé le ministère de la Justice et le gouvernorat de Bagdad, à Al-Qaida et « ses alliés » dans le but de torpiller les élections théoriquement prévues pour le 16 janvier. Il semble que, comme lors du double attentat du 19 août contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances qui avait fait une centaine de morts, il s'agisse d'actions suicides car des cratères étaient visibles hier au milieu de la chaussée. Furieux, les habitants ciblent les autorités. « Quand les politiciens ne sont pas d'accord entre eux, ils nous envoient des bombes mortelles. Nous ne voulons plus de Parlement. Qu'ils nous laissent en paix », a déclaré hier un ambulancier à l'AFP. La France a immédiatement condamné l'attaque et assuré l'Irak de sa « solidarité ». W