Le chef du gouvernement italien va au travail avec des chaussures de plomb. Gouverner n'est pas un plaisir pour Silvio Berlusconi. C'est en tout cas ce qu'il a déclaré hier à la chaîne CNN, en précisant qu'il occupait le poste de président du Conseil uniquement parce qu'il est considéré comme le seul leader capable d'unir la droite.
« Je fais ce que je fais par sens du sacrifice. Mais je n'aime pas du tout » gouverner, ajoute-t-il. Il faut dire que l'année n'a pas été de tout repos pour le leader de 73 ans, entre déboires judiciaires, divorce et affaires de moeurs. Ultime estocade, la pétition, signée il y a dix jours par 98 000 femmes à l'initiative du quotidien de gauche La Repubblica, pour dénoncer le « machisme » et l'attitude jugée souvent irrespectueuse du « Cavaliere » envers les femmes.
Silvio Berlusconi revient aussi sur la polémique autour du mot « bronzé » qu'il avait employé pour qualifier le président américain Barack Obama. Selon lui, cela n'avait rien d'une gaffe, puisqu'il affirme bien réfléchir avant de parler. « Je raconte des histoires et je fais des blagues », se justifie-t-il. C'est tout. « Tout le monde connaît mon sens de l'amitié, de la loyauté, et de la franchise. Je n'ai rien à cacher. Je parle en toute transparence », ajoute le président du Conseil. Et de livrer sa devise : « Ne jamais rien laisser d'inachevé et viser plus haut que ses espérances. » W