Changement de cap dans les relations entre Washington et Khartoum. La Maison Blanche a présenté, hier, une stratégie de dialogue conditionnel avec le Soudan, marquant une coupure avec la logique de confrontation qui prévalait jusqu'ici. Barack Obama a ainsi réclamé une diplomatie plus active, renforçant à la fois les incitations et la menace de sanctions envers le régime, en particulier au cas où se poursuivrait le « génocide » au Darfour, province de l'ouest du pays. Un changement d'approche qui traduit le point de vue de Scott Gration, que le président américain a nommé, en mars, émissaire au Soudan.
Khartoum a, pour sa part, rejeté l'utilisation par Washington du mot « génocide » pour décrire le conflit, mais a néanmoins relevé des « points positifs » dans la nouvelle politique américaine. Depuis 2003, le conflit au Darfour a fait 300 000 morts selon l'ONU, et 10 000 selon l'Etat soudanais. W