Bernard Kouchner a rencontré Hamid Karzaï en Afghanistan

ELECTIONS Ils ont parlé des élections et de la guerre contre le terrorisme...

Avec agence

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Hamid Karzaï et Bernard Kouchner le 14 mai 2009 à Kaboul (Afghanistan)

Hamid Karzaï et Bernard Kouchner le 14 mai 2009 à Kaboul (Afghanistan) — O. SBHANI / REUTERS

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner est à Kaboul ce week-end pour appeler au respect des résultats de l'élection présidentielle afghane, attendus incessamment, a annoncé samedi son ministère. Ce déplacement s'inscrit «dans le contexte de tension provoqué par l'attente de la proclamation des résultats électoraux, longtemps différés», précise le Quai d'Orsay dans un communiqué.

«Il appartiendra à tous de les respecter, et d'oeuvrer pour le bon déroulement soit de l'investiture du candidat élu, si une majorité absolue se dégage, soit de la préparation du second tour, si une telle majorité n'apparaît pas», ajoute le ministère.

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Selon la présidence afghane, MM. Karzaï et Kouchner se sont rencontrés samedi et ont parlé «des élections afghanes, des derniers développements en Afghanistan et dans la région, de la guerre contre le terrorisme et de la poursuite de l'engagement français» dans le pays. «Bernard Kouchner a assuré le président Karzaï que son pays continuera à assister l'Afghanistan», ajoute un communiqué de la présidence.

«Un message de confiance»

Bernard Kouchner voulait délivrer «un message de confiance dans l'esprit de responsabilité des deux candidats vis-à-vis de ces résultats, quels qu'en soient la nature. Ces résultats seront en effet l'aboutissement d'un processus électoral minutieusement vérifié par la commission électorale indépendante et par la commission des recours, processus au cours duquel les fraudes et distorsions ont été systématiquement identifiées», précise le texte.

«Dans tous les cas de figure, la proclamation des résultats marquera une nouvelle étape dans la consolidation de l'Etat de droit. Nous sommes et serons là pour soutenir l'Afghanistan dans cette voie. Nous continuerons à accompagner le peuple afghan dans sa marche vers des institutions stables et vers la paix», conclut le communiqué.

Deux mois après une élection présidentielle controversée, les autorités électorales afghanes pourraient annoncer ce week-end si un vainqueur a été désigné par le scrutin ou si un second tour est nécessaire. Le président Nicolas Sarkozy a affirmé vendredi que la France restera militairement en Afghanistan mais qu'elle n'enverra pas un soldat de plus. Quelque 3.700 militaires français sont engagés dans le conflit afghan, dont 3.000 en Afghanistan même.