Brésil: Un animateur soupçonné de commanditer des meurtres pour doper son audience sous les verrous

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Publié le 9 octobre 2009.

CRIME - Wallace Souza était en cavale, il a fini par se livrer. Ses équipes arrivaient trop souvent sur les lieux des crimes avant la police...

Animateur télé, politicien, ex-policier... et meurtrier. La star de la télé brésilienne Wallace Souza, soupçonné d'avoir commandité plusieurs meurtres pour doper son audience, s'est livré ce vendredi à la police après plusieurs jours de cavale.

Homicides, drogue et port d’armes

Le présentateur avait disparu depuis lundi, date à laquelle un juge local avait émis un mandat d'emprisonnement contre lui notamment pour meurtres, trafic de drogue et association criminelle. La police l'accuse de faire partie d'une organisation criminelle composée d'une quarantaine de personnes, toutes inculpées d'homicides, de formation de bande armée, d'association pour trafic de drogue et de port illégal d'armes.

C'est la capacité de ses équipes à arriver sur les scènes de crime bien avant les policiers qui a attiré l'attention de ces derniers sur Wallace Souza. Dans l'un de ses reportages, il avait eu tout le loisir de filmer le corps d'un trafiquant de drogue présumé en train de brûler.

Une façon d'éliminer des rivaux

Plusieurs témoins ont par la suite raconté que Wallace Souza n'a pas hésité à commanditer des meurtres pour crédibiliser son discours sécuritaire et doper l'audience de son émission. La police le soupçonne également d'en avoir profité pour éliminer des narcotrafiquants rivaux.

La semaine précédente, Wallace de Souza avait été expulsé des bancs de l'Assemblée législative de Manaus où il siégeait sous la bannière du Parti Progressiste (PP-droite). L'animateur avait ainsi perdu son immunité parlementaire.

Une affaire de famille

Dès les premières accusations, en avril dernier, sa chaîne l'avait suspendu. Le présentateur, dont le frère Carlos Souza est maire-adjoint de Manaus, avait à l'époque protesté de son innocence, déclarant être «victime d'un complot du crime organisé».

A l'époque, son fils Raphael avait été mis sous les verrous après une perquisition au domicile familial. La police avait trouvé dans sa chambre des armes et des munitions d'usage exclusivement militaire.

Quelques images sur cette vidéo (en Anglais)

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