Le dalaï-lama est arrivé à Washington le 5 octobre 2009
Le dalaï-lama est arrivé à Washington le 5 octobre 2009 - REUTERS/Kevin Lamarque
Pour la première fois depuis le mandat de Gorge Bush père (1989-1993), un président des Etats-Unis ne rencontrera pas le dalaï-lama. Le chef spirituel tibétain, qui effectue actuellement une longue tournée en Amérique du Nord arrive ce mardi à Washington. Il devra se contenter de voir Maria Otero, responsable du dossier tibétain auprès du gouvernement américain, a annoncé le département d'Etat ce lundi.
 
Le mois dernier, les autorités chinoises s’étaient «fermement opposées» à ce que le dalaï-lama rencontre des responsables officiels étrangers, après qu'il ait rencontré des collaborateurs de Barack Obama en Inde. Pékin avait également adressé une mise en garde voilée à la Maison Blanche, considéré par la Chine comme un «séparatiste» visant l'indépendance du Tibet sous couvert d'appels à plus d'autonomie.
 
«Nous avons décidé de rencontrer le dalaï lama en raison de notre respect pour ses positions, pour le fait qu'il est un dirigeant spirituel respecté, a expliqué le porte-parole de la Maison Blanche. Notre position à l'égard de la Chine est claire, nous voulons tendre la main à la Chine. Nous pensons que la Chine est un acteur mondial important.»
 
Barack Obama rencontrera en revanche son homologue chinois Hu Jintao en novembre. Un compromis qui se justifie, estime, Douglas Paal, qui a conseillé Ronald Reagan et George Bush père sur les affaires asiatiques interrogé par AP. «Il n'aura qu'une seule chance d'engager les choses de la bonne façon», estime Douglas Paal, qui a conseillé Ronald Reagan et George Bush père sur les affaires asiatiques.
 

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