Quatorze personnes ont péri et sept étaient portées disparues vendredi après le naufrage, au large de Mayotte, d'une barque chargée de clandestins venus chercher fortune sur l'île française de l'Océan indien.
Quatorze personnes ont péri et sept étaient portées disparues vendredi après le naufrage, au large de Mayotte, d'une barque chargée de clandestins venus chercher fortune sur l'île française de l'Océan indien. - Mauricio Esse AFP/Archives

B.D.

La migration, c’est positif. C’est ce qui ressort de l’édition 2009 du Rapport mondial sur le développement humain, présenté lundi par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Le rapport s’intitule: Lever les barrières: mobilité et développement humain, et veut faire percevoir autrement les flux migratoires. La migration à l’intérieur des Etats et entre les Etats peut «potentiellement augmenter la liberté des populations et améliorer la vie de millions de personnes dans le monde», conclut ce rapport.
 
Le rapport souligne ainsi qu’il n'existe «aucune preuve d'impacts négatifs de l'immigration sur l'économie, le marché du travail ou le budget, alors que les bénéfices ne sont plus à démontrer dans des domaines comme la diversité sociale et la capacité d'innovation». Bien au contraire, l'immigration permettrait même d’augmenter le PIB réel par habitant, selon le Pnud. «Les migrants donnent généralement plus qu'ils ne reçoivent. L'impact sur les finances publiques reste faible», indique Papa Seck, statisticien au PNUD, cité par Le Monde.
 
De plus, le rapport du PNUD prône des réformes politiques pour que les flux migratoires continuent, et même s’intensifient, car, rappelle-t-il, l’immigration sera bientôt le passage obligé pour les pays développés dont la population ne sera plus en âge de travailler.