POLEMIQUE - Le directeur du FMI a estimé qu'il fallait «ramener à des proportions modestes» le geste du jeune Turc...
Dominique Strauss-Kahn la joue grand seigneur
après son agression à la chaussure. «J'ai demandé moi-même au gouvernement qu'il n'y ait pas de poursuites contre ce jeune homme», a indiqué le directeur général du
Fonds monétaire international (FMI).
«Je crois qu'il faut ramener ça à des proportions modestes», a justifié Dominique Strauss-Kahn, estimant que «c'est un mouvement d'étudiant comme il y en a souvent dans les facs». C'est en effet dans un amphithéâtre de l'
Université Bilgi d'
Istanbul que le jeune homme a jeté sa chaussure en direction de DSK en criant «FMI, va-t-en de Turquie!».
Le lanceur, qui n'a pas atteint sa cible, s’appelle Selçuk Özbek, éditeur au service politique du journal de gauche Birgün. Si le gouvernement turc respecte la volonté de DSK, il échappera au triste sort réservé à son célèbre prédécesseur Mountazer al-Zaïdi. Le journaliste irakien, qui avait jeté une chaussure sur George W. Bush, en novembre 2008
a affirmé avoir été torturé après sa libération.
J. M. avec agence