Selon un autre, elle a beaucoup adouci sa ligne ultra-conservatrice. Si elle a cité Reagan et Tchatcher, et n'a pas une seule fois attaqué Barack Obama, le désignant comme «notre président».
Depuis sa démission surprise de son poste de gouverneur de l'Alaska cet été, Sarah Palin avait plutôt fait profil bas, sans doute occupée par son livre –prévu pour 2010 et pour lequel elle aurait signé un juteux contrat de plusieurs millions de dollars. Même si elle s'en défend, beaucoup estiment que quitter son poste de gouverneur avant la fin de son mandat en 2010 trahit ses ambitions présidentielles pour 2012. Sa nouvelle liberté lui permet en effet de sillonner les Etats-Unis pour nouer des contacts et sera un atout quand viendra le moment de lever des fonds pour les primaires républicaines.
Tous les sondages l'ont montré, son inexpérience de la scène internationale a plombé son ticket avec John McCain (quelques déclarations malheureuses comme «je peux voir la Russie de ma fenêtre» n'ont pas aidé). Sarah Palin n'a obtenu son premier passeport qu'en 2007. Fin 2008, elle n'avait voyagé que dans quatre pays étrangers (le Canada, l'Allemagne, le Koweït et l'Irak –cinq si on compte l'arrêt pour refaire le plein de carburant en Irlande). A Hong Kong, elle a ajouté une ligne à son CV, et sans doute un joli chèque à son compte en banque (Bill Clinton a touché près de 5 millions de dollars en 2008 pour ses discours).