ECONOMIE - Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne se réunissaient à Bruxelles...
Après les multiples
réunions bilatérales qui ont eu lieu ces dernières semaines, les dirigeants européens se retrouvent ce jeudi soir afin de mettre en place une stratégie commune, à une semaine du sommet du
G20 de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Mais si le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a jugé important de mettre en place des «mesures coordonnées sur les bonus, sur la supervision et la transparence», l'idée de l'idée de taxer les transactions financières a divisé.
Initiative franco-allemande
Sans surprise,
la présidence de l'Union européenne avait réclamé un «plafonnement» des bonus. Et ce, malgré le fait que le président américain Barack Obama se soit exprimé
lundi contre cette idée: «Nous sommes dans un pays où, de manière générale, on ne dit pas: vous ne pouvez pas payer les gens à un niveau, quel qu'il soit», avait-il déclaré.
L’initiative franco-allemande sur les
bonus devait être au centre des discussions, les Européens prônant leur
encadrement par les banques et des «sanctions au niveau national» à l’encontre des établissements récalcitrants. Le texte final sur lequel les chefs d'Etat et de gouvernement sont tombés d'accord prévoit la possibilité d'une «annulation» de ces bonus en cas d'«évolution négative» des banques ayant versé l'argent, selon un diplomate européen.
La taxe Tobin divise
Parmi les autres principes de régulation financière que les dirigeants européens entendent soumettre aux pays participant au G20: la réduction des déficits publics avec une réorientation des politiques budgétaires, la réforme du Fonds Monétaire International (FMI) ou encore la mise en place de la taxe Tobin.
Et sur ce dernier point, la discussion a achoppé. Si les dirigeants allemands ou autrichiens s'y sont dit ouverts, le Premier ministre suédois, dont le pays préside actuellement l'UE, a indiqué qu'il ne pensait pas «que ce
que ce soit la réponse».
Barroso est pour
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait à l'inverse soutenu l'idée mardi, mais à condition que la taxe s'applique au niveau mondial et donc qu'elle «ne mette pas en cause la compétitivité de l'Europe» en provoquant un exil des banquiers de Londres et Francfort.
L'idée d'un prélèvement sur les transactions financières, défendu depuis des années notamment par le mouvement altermondialiste, est revenu au goût du jour avec la crise financière. Cette «taxe Tobin», surnommée «taxe Robin des Bois», devait servir à réduire la volatilité des marchés et décourager la spéculation à court terme.
Avec agence